PointBlog et une dépêche de l'AFP nous apprennent qu'une anglaise basée à Paris a été licenciée par son entreprise à cause de son blog :
Catherine, employée par la société britannique de comptabilité Dixon Wilson, a tenu pendant deux ans un journal décrivant sa vie de mère célibataire à Paris, évoquant ses rencontres et son travail." L'AFP ajoute "«Dans la lettre de licenciement, ils ont dit que j'avais nui à l'image de la société, mais je ne l'ai jamais citée, ni les noms des personnes avec qui je travaillais», a-t-elle dit à l'AFP, même si elle évoque sur son blogue son patron «très vieille école», qui porte des bretelles." avant de conclure "Son cas, l'un des premiers du genre en France, sera soumis aux prud'hommes, les tribunaux chargés des conflits de travail, qui devraient traiter son dossier cette année."
Nous sommes là devant un cas grave d'atteinte à la liberté d'expression. Il est inacceptable que les entreprises cherchent à contrôler la parole publique de leurs salariés. J'espère que ce licenciement sera cassé et que l'entreprise Dixon Wilson sera lourdement condamnée. Le préjudice personnel pour cette blogueuse est très grand, mais plus encore, ce sont nos principes démocratiques qui sont mis à mal. D'autant que ces affaires ont dangereusement tendance à se multiplier.
Le droit que possède tout citoyen de s'exprimer n'est pas une simple théorie des sociétés démocratiques ! Les entreprises, comme les élus, doivent prendre en compte la révolution internet.


